Plaquette réalisée par Mme Caouissin, maman d'élèves bilingues
Voici deux citations sur le sujet :
Avantages linguistigues : « Les langues, ça ne fonctionne pas comme les vases communicants. Le langues ne sont jamais en concurrence. Plus on apprend et plus cela facilite l’apprentissage de nouvelles langues. Il y a un effet cumulatif. L’apprentissage d’une langue ne nuit pas à l’apprentissage d’une autre langue, c’est tout le contraire » Gilbert Dalgalian, linguiste, ancien directeur pédagogique de l’Alliance Française.
Avantages intellectuels: « Un enfant qui reçoit une éducation bilingue a, en général, de meilleurs résultats scolaires pour des raisons de facultés intellectuelles très développées et, justement, celles qui sont demandées en général à l’école. » Elisabeth Bauthier-Castain, psycholinguiste.
« Les évaluations confirment que l’enseignement bilingue contribue fortement au développement intellectuel de l’élève et son épanouissement ». Jean Salles-Loustau, inspecteur général de l’Education Nationale chargé des langues régionales.
Questions à propos du bilinguisme :
« Pourquoi le breton ? »
Parce qu’en Bretagne, l’apprentissage précoce du breton est favorisé par :
un environnement socio-culturel porteur : 250 000 locuteurs, présence de la langue bretonne dans la musique, l’édition, les médias, la signalisation, le patrimoine… Richesse et dynamisme de la culture bretonne dans toute sa diversité.
Des conditions socio-affectives favorables : l’enfant va pouvoir communiquer avec ceux qui parlent breton ; famille, amis, grands-parents… permettant souvent de resserrer les liens entre générations.
La langue bretonne, comme toute autre langue, est un patrimoine, une richesse culturelle à préserver et à promouvoir pour la diversité culturelle en France et en Europe.
Nous avons besoin du français pour nous comprendre sur notre territoire, de l’anglais, de l’allemand, de l’espagnol… au niveau international, mais nous avons aussi besoin du breton, du basque, du corse, du catalan… pour préserver nos spécificités régionales et nous enrichir de nos différences.
« Je ne connais pas le breton. Je ne pourrai pas l’aider s’il a des difficultés pour suivre sa scolarité bilingue. »
Si votre enfant a besoin d’aide pour une des matières enseignées en breton, il communiquera naturellement en français avec vous et saura retranscrire votre réponse en breton.
Ce qui importe, c’est que votre enfant ressente dans son milieu familial un intérêt pour la langue et la culture bretonne en général, favorisant ainsi le lien avec le milieu scolaire.
« Ne serait-il pas plus profitable à mon enfant d’apprendre l’anglais de façon précoce, plutôt que le breton ? »
D’après les psycholinguistes, le bilinguisme régional offre l’avantage d’appuyer l’apprentissage d’une autre langue sur l’environnement et le vécu quotidien de l’enfant, ce qui ne peut être le cas de l’anglais ou toute autre langue « étrangère ».
Par contre, l’apprentissage précoce du breton favorise la gymnastique d’esprit et permettra à l’enfant d’apprendre, dans les années qui suivront, d’autres langues. Au sein de la filière l’apprentissage du breton bénéficie d’enseignants qualifiés, ainsi que d’infrastructures et d’outils scolaires adaptés.
« Le bilinguisme à l’école permet-il un bon apprentissage du français et des autres matières ? »
Oui. Le bilinguisme précoce développe les capacités intellectuelles de l’enfant et améliore ses facultés d’expression.
« Pourquoi précoce ? »
Si les acquisitions précoces sont si importantes, c’est parce qu’elles sont les plus formatrices. Ce qui compte, ce n’est pas la vitesse d’acquisition, c’est la profondeur de ce qui se construit entre 0 et 7 ans.
Le langage, comme faculté, ne se construit qu’une fois dans la vie.
Les langues acquises ou démarrées avant 7 ans forment la faculté de langage. Après cet âge, on peut bien sûr apprendre des langues, mais on ne forme plus le langage L’enfant bilingue est donc équipé doublement, et ce pour toute sa vie, c’est-à-dire également au bénéfice des langues qu’il apprendra plus tard.
Les compétences des bilingues précoces sont transférables à d’autres langues.
Le choix de l’autre langue devra donc répondre à des critères d’environnement.
Source : Div yezh